L’éducation

L’éducation (formelle et informelle) et la culture

Le Bénin a ratifié les principaux traités internationaux et africains qui consacrent les droits économiques et sociaux, dont le droit à l’éducation. La constitution du Bénin contient le principe de l’obligation scolaire et de la gratuité de l’enseignement. Un Plan décennal de développement du secteur de l’éducation (PDDSE) existe.

Des effort suplémentaires sont besoin, entre autres:

  1. la sensibilisation des populations à inscrire leurs enfants à l’école;
  2. la construction des salles de classe en nombre suffisant;
  3. le recrutement d’enseignants qualifies;
  4. la formation de base continue et l’amélioration des conditions de travail des enseignants;
  5. la réforme de l’enseignement technique et la réforme de la formation professionnelle (ETFP).

Le secteur éducatif béninois progresse en termes quantitatifs ces dernières années grâce au développement conjoint des secteurs public et privé et à la gratuité des frais de scolarité de l’école maternelle, primaire et du premier cycle secondaire.

Dans l’enseignement maternelle et primaire presque deux élèves sur trois ne maîtrisent pas les compétences normalement requises à chaque niveau, ce qui peut être expliqué par:

  1. très peu de progrès a été réalisé concernant l’intégration des enfants à besoins spécifiques et des enfants non scolarisés;
  2. les disparités d’ordre géographique restent très importantes;
  3. la qualité de l’enseignement primaire demeure insuffisante.

Concernant l’enseignement secondaire l’offre de services éducatifs n’a pas suivi et la qualité de l’enseignement s’en ressent. I y a deux défis majeurs:

  1. les inégalités entre filles et garçons ou selon le niveau de vie des familles;
  2. l’implantation déséquilibrée des établissements sur le territoire.

Les effectifs des établissements publics d’enseignement technique et la formation professionnelle (ETFP) sont en baisse. L’offre de ce type d’enseignement n’est pas encore diversifié, et les enseignants sont dépourvus de moyens et d’outils adéquats pour adapter les formations aux évolutions technologiques et socioéconomiques. Par ailleurs, le système de gestion et pilotage de l’ETFP est caractérisé par une grande fragmentation.

Le secteur universitaire au Bénin est en mutation. L’enseignement privé s’est considérablement développé dans les villes surtout à Cotonou.

Malgré le progrès dans l’enseignement, le taux d’analphabétisme reste élevé (58 %). La parité entre filles et garçons s’améliore, mais les filles doivent voir leur accès et leur maintien à l’école renforcés. Autre problème important à adresser est que la moitié des élèves du primaire et du secondaire déclaraient avoir été témoins ou subi des attouchements inappropriés, des pressions ou des blagues à connotation sexuelle.