La parole à Antoinette

Née en 1979 à Tchaourou, j’ai grandi à Parakou dans une famille d’adoption à cause de la situation précaire de mes parents.

Avec mon BAC 4, j’ai pu obtenir mon premier travail dans une institution qui octroie des micro-crédits. Mon second travail était dans une structure internationale de collaboration au développement (GIZ) qui s’occupait plus précisément des foyers améliorés. A la FHV, mon troisième employeur, j’occupe le poste de coordonnatrice adjointe au programme, avec un accent particulier sur le projet d’éducation.

Avec mon collaborateur, je m’occupe de toutes les actions sur le terrain: la coordination, le suivi et l’évaluation.  Ce jeudi, je dois me rendre sur le terrain pour la visite des écoles de la commune de Tchaourou où nous avons 7 écoles primaires et 2 écoles secondaires. Les jours précédents la visite, j’ai fait la planification et j’en ai discuté avec mon collaborateur. J’appelle ensuite les responsables de chaque école pour prendre un rendez-vous avec eux.

Malgré l’état de nos routes qui fait que le trajet nous prend 2h, je me présente déjà avant 9h à Kassouala. Après avoir salué les responsables, je visite chaque salle de classe et chaque local pour m’assurer de l’évolution des activités et de l’usage des aides mises à la disposition de chaque école. Une fois la visite des classes terminée, j’ai un entretien d’une demi-heure avec les responsables au cours duquel, si besoin, je souligne et corrige les erreurs enregistrées et les encourage aussi pour leurs réussites.

Ces visites durent dans chaque école au moins 1H45, ce qui fait que je m’occupe de deux écoles dans la matinée et deux dans l’après-midi. Au cours de la pause de midi, je contacte mon collaborateur, ce qui nous permet d’être toujours informés de ce qui se passe.

Je rentre à la maison vers 19h, totalement épuisée.