Etre entrepreneur et gagner sa croûte n’est pas toujours facile au Bénin.

Des repas préparés avec de la farine de maïs, de sorgho ou d’igname qui sont d’usage fréquent au Bénin, exigent que les grains ou les racines soient broyés. Théophile MENOUGNON est meunier sur le marché dans le quartier Zongo II.

A 25 ans, il a déjà une expérience de 15 ans. Depuis sa seconde année primaire, jusqu’à ses 8 ans, Théophile a été, sous l’insistance de son oncle, initié à ce métier. Lors de sa sixième année primaire, il a abandonné l’école pour se consacrer pleinement à la meunerie.

Du lundi au samedi, il travaille 10h30 par jour. Pour limiter les prix, Théophile utilise de grandes boîtes de tomates comme mesure pour les grains et de plus petites boîtes pour les autres produits alimentaires. La mouture du contenu d’une boîte de tomates coûte 100 FCFA et celle d’une plus petite boîte coûte 300 FCFA. Ses gains s’élèvent à environ 5.000 FCFA par jour.

Théophile doit régulièrement entretenir ses meules : tous les 10 jours, les dents sont élimées et tous les 2 ans, les cylindres du moulin doivent être remplacés. Théophile désire, à terme, posséder son propre moulin. Pour ce faire, il épargne environ 15.000 FCFA par mois. Un nouveau moulin coûte 700.000 FCFA et un moulin de seconde main 250.000 FCFA.

Stressant, mais possible ! Nous espérons qu’il pourra réaliser son rêve !

Jan Maryssael