Le village de Gbetebou disposait déjà d’un potager communautaire, mais grâce au soutien de notre Fondation, ce jardin a reçu un véritable coup de pouce. Nous avons investi dans un puits équipé d’une pompe solaire, un réservoir de stockage d’eau et un système d’irrigation, et nous avons également fourni du nouveau matériel végétal. Grâce à l’accès permanent à l’eau, les habitants peuvent désormais planter et récolter des fruits et légumes toute l’année.

Avec l’aide de notre agronome, le potager est en outre utilisé de manière beaucoup plus efficace. Les terres qui, durant la saison des pluies, étaient régulièrement inondées et restaient en friche sont désormais consacrées à la culture du riz. L’agronome apprend également aux agriculteurs à adopter des techniques agroécologiques afin d’augmenter durablement leurs rendements.
Les habitants de Gbetebou ont eux-mêmes construit une clôture solide autour du potager pour empêcher les animaux d’y entrer. La coopération au sein du village est clairement en plein essor: femmes et hommes travaillent côte à côte dans le potager. Chacun cultive sa propre parcelle, mais l’esprit de groupe n’a jamais été aussi fort. Les hommes prennent en charge les tâches physiques les plus lourdes — comme la préparation des tranchées de culture et le désherbage — soutenant ainsi activement le travail des femmes.
Et l’histoire ne s’arrête pas au potager.
Dans la coopérative de transformation du manioc, les habitants unissent également leurs forces. Grâce aux formations dispensées au Centre d’Incubation Ariziki, les membres ont appris comment gérer une coopérative de manière professionnelle. En transformant le manioc en gari et en tapioca, les femmes génèrent des revenus supplémentaires et bénéficient ainsi d’une meilleure stabilité financière pour leur famille.
Avec une partie des bénéfices, les villageois ont pu acheter un triporteur, qui leur permet de transporter le manioc des champs vers la coopérative, ainsi que de livrer le gari et le tapioca aux marchés environnants. Cet investissement leur permet désormais de transformer et vendre plus vite, davantage et plus efficacement.
Que manque-t-il encore à la coopérative pour se développer davantage ? Un espace de stockage adapté, un atelier de transformation complet et une zone de séchage bien aménagée.





