Fin janvier 2026, nous sommes partis au Bénin avec une petite mais solide équipe médicale pour une mission orthopédique et traumatologique dans les hôpitaux de Boko et de Papané.
Notre équipe se composait du Dr Stijn Hermans de l’AZ Diest, du Dr Thomas Mulier, de l’infirmière en chef Tatiana Lurquin de l’Hôpital du Sacré-Cœur de Louvain, de l’anesthésiste local ainsi que de nos collègues médecins béninois Yves et Cyrille.

Des consultations aux opérations
Au cours de cette mission, nous avons reçu une quarantaine de patients en consultation et réalisé 18 interventions chirurgicales.
Nous avons principalement soigné des enfants souffrant de pathologies orthopédiques sévères. Il s’agissait notamment de pieds bots chez de très jeunes enfants de 0 à 2 ans, ainsi que de déformations marquées des jambes, comme les jambes arquées et les genoux en valgus. La traumatologie a également occupé une place importante. Nous avons ainsi pris en charge plusieurs fractures complexes de l’humérus ayant mal consolidé. Nous avons aussi traité quelques malformations congénitales plus rares, comme la polydactylie.
Une préparation solide, une collaboration précieuse
L’un des grands atouts de cette mission a été l’excellente préparation assurée par nos collègues locaux. Grâce à leur engagement, nous avons pu commencer à travailler dès notre arrivée et assurer déjà de nombreuses consultations à Papané.
La première partie de la mission s’est déroulée à Boko, la seconde à Papané. Une fois encore, nous avons mesuré à quel point une collaboration étroite avec les médecins locaux est essentielle. Leur connaissance des patients, leur engagement et leur préparation pratique nous ont permis de travailler efficacement et d’accomplir beaucoup en peu de temps. À Papané, nous avons été particulièrement impressionnés par l’enthousiasme du Dr Cyrille. Avec le Dr Yves, ce fut un plaisir de collaborer à nouveau, comme lors des missions précédentes, dans une atmosphère chaleureuse et de confiance.
Une dynamique médicale et humaine forte
Parallèlement, dans les mêmes hôpitaux, une mission d’endocrinologie avec deux collègues de Bonheiden et une mission de gynécologie étaient également à l’œuvre. Cette présence conjointe a donné encore plus de force à la mission et a rendu l’engagement sur le terrain encore plus tangible.
Après de longues journées de travail, il était particulièrement agréable de se retrouver le soir avec nos collègues locaux et les autres équipes. Nous avons écouté de la musique, partagé un verre, repensé à la journée et parfois même enfilé ensemble nos chaussures de course. Ces moments aussi contribuent à construire la confiance, l’amitié et les liens qui nous unissent.
Des résultats encourageants
Les premiers retours après les opérations étaient eux aussi encourageants. Environ six semaines plus tard, nos collègues locaux nous ont appris que la convalescence se passait bien pour la plupart des patients. Il y avait peu d’infections et les résultats cliniques étaient très positifs.
Cela confirme une fois de plus toute la valeur de ces missions. Elles comptent énormément pour les patients et leurs familles. Mais elles laissent aussi une empreinte profonde sur le plan humain. Les rencontres, la confiance mutuelle et l’engagement partagé rendent chaque mission unique.
Vers une nouvelle mission
Nous espérons donc pouvoir organiser une nouvelle mission à Boko et à Papané d’ici la fin de cette année.



