L’ Aquaponie: Production intégrée de poissons et de légumes

La Fondation a entrepris plusieurs démarches pour trouver des solutions efficaces et durables dans la lutte contre la malnutrition. Dans cette recherche de solutions, elle a fait la découverte d’un système intégré de production de légumes et poissons dénommé aquaponie, qui a déjà été utilisé en Afrique du Sud.

L’ aquaponie est un système qui unit la culture de plante et l’élevage de poissons. Les effluents des poissons sont utilisés comme engrais pour nourrir les plantes qui agissent à leur tour comme filtre biologique. Ces nutriments, nécessaires à la croissance des plantes, proviennent de la transformation des déchets produits par les macro-organismes aquatiques en éléments assimilables par des populations bactériennes.

Après avoir testé différents légumes, l’objectif poursuivi est de promouvoir la production écologique intégrée des produits aquatiques et végétaux au profit de la population sur des petites dimensions.

Le partenariat dans l’aquaponie

Cinq systèmes ont été installés dont un CIAP (Centre D’Innov’Action de Parakou), deux à l’Université de Parakou et deux à la Ferme de Sokounon. Ces deux derniers sites sont partenaires à la Fondation. La ferme de Sokounon s’active pour la visibilité de la production dans le système d’aquaponie, alors que l’université de Parakou agit dans différentes d’études (faisabilité, financière…).

Formation des ambassadeurs:

Au cours de la période d’installation des systèmes d’aquaponie une formation théorique et pratique a été suivie par 17 ambassadeurs pour garantir une bonne diffusion de l’information. Ils doivent pouvoir concevoir, produire, suivre l’aquaponie après le départ des experts.

Légumes installés et résultats obtenus

Plusieurs légumes ont été testés dans le système afin de voir lesquels peuvent tenir selon les conditions climatiques locales. Au bout de trois mois, les légumes comme la laitue, l’amarante, les oignons-feuilles, la grande-morelle, les persils, les céleris et les poireaux ont bien marché avec le système. Cependant, les légumes comme la tomate, le basilic et le chou n’ont pas bien développé. Ils ont été attaqués par des insectes.

Après quelque mois, les poisson sont prêts à être mangés. Le mois passé 15 poissons ont été prélevés pour la dégustation. Ces poissons sont charnus et ont un goût appréciable. Ils ont aussi une teneur adéquate en lipide qui prouve leur richesse en acides essentiels (oméga 3 et 6) qui sont contenus d’ordinaire dans les poissons.

Succès remarquable sur lequel nous continuerons de travailler.